Les rues de Saint-Roch
La première rue ouverte à Saint-Roch fut la rue de Saint-Vallier. D’abord, cette rue s’appelait la rue Saint-Charles. En effet, elle partait du bord de la rivière Saint-Charles et ce n’était qu’un sentier menant de la rivière vers le couvent des Récollets, érigé en 1620.
Ensuit, la rue porta durant un temps le nom de la rue des Tanneries en raison de tanneries qui s’y étaient installées et bien sûr des demeures des tanneurs. La rue n’allait que jusqu’à la rue Saint-Ours, aujourd’hui Boulevard Langelier.
Au XIXe siècle, le Conseil de Ville de Québec la baptise du nom de Saint-Vallier (chemin Saint-Vallier puis rue Saint-Vallier), en souvenir du second évêque de Québec, Jean-Baptiste de La Croix de Chevrières de Saint-Vallier, qu’on voyait parcourir cette rue à pied pour se rendre à l’Hôpital-Général qu’il avait fondé en 1692, transformant le couvent des Récollets.
En 1997, on a ajouté la particule De au nom de la rue et elle est devenue rue De Saint-Vallier.
La deuxième rue fut celle de Saint-Roch, tracée sous le Régime français, à la demande des habitants de Beauport qui demandent l’ouverture d’une rue à partir de la rue de Tanneries (aujourd’hui, rue De Saint-Vallier Est) jusqu’à la rivière Saint-Charles, afin d’établir un passage entre le Palais de l’Intendant et la Canardière. Le nom de la rue Saint-Roch est emprunté à l’ancien ermitage Saint-Roch.
En décembre 1998, une partie de la rue Saint-Roch, notamment celle située entre le boulevard Jean-Lesage et l’autoroute Jean-Lesage a changé de nom et est désormais la rue de la Gare-du-Palais.
La rue Saint-Joseph s’ouvrit à son tour vers 1755, mais elle reçoit son nom au cours du premier tiers du XIXe siècle, en l’honneur de l’évêque de Québec, Mgr Joseph-Octave Plessis, qui a donné la permission, en 1811, aux habitants du faubourg Saint-Roch de bâtir une église, l’église Saint-Roch. Elle n’était au début que de 25 pieds de large et allait jusqu’à la rue de la Couronne. Après le grand feu de 1845, elle fut élargie de 10 pied et prolongée jusqu’à la rue De Saint-Vallier. Plus tard, la rue Saint-Joseph devient la plus grande artère commerciale de Québec. Dès 1864, elle supplante la rue Desfossès au point de vue du commerce.
À l’intersection des rues Saint-Paul et Saint-Joseph, il y a eu pendant longtemps une redoute de défense contre d’éventuelles attaques ennemies.
Notons en passant que la rue de la Couronne, la plus large du quartier, avait 60 pieds de large. Cette rue fut tracée beaucoup plus tard, en 1837.

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