Incorporation de Québec
Québec ne connu pas d’autonomie municipale jusqu’en 1832. Avant cette date, les affaires communes de la ville étaient régies par un syndic, dont le premier fut nommé en 1647. Il est vrai qu’en 1663, il y eut un essai de gouvernement municipal, quand le Conseil Souverain de la Nouvelle-France convoqua une assemblée des citoyens de Québec afin de choisir un maire et deux conseillers de la ville. Alors, M. Le Gardeur de Repentigny fut élu maire. MM. Jean Madry, chirurgien, et Claude Charron furent élus conseillers.
Cependant, le premier conseil de ville n’a vécu qu’un mois. Le Conseil Souverain, prétextant que les trois édiles ne se mettaient pas en peine « des dites charges » destitua le maire et les échevins et rétablit le poste de syndic. Et voilà, la fin du dernier essai du régime municipal de Québec en Nouvelle-France.
Après l’arrivée des Britanniques, la situation ne change pas et ce n’est qu’en 1827 que le gouvernement du Bas-Canada nomme des juges de paix pour gérer les affaires municipales. Cinq ans plus tard, en 1832, la législature du Bas-Canada vote l’acte d’incorporation de la cité de Québec.
Cet acte prend effet l’année suivante. Le premier magistrat de la ville de Québec, M. Elzéar Bédard, fut nommé par le Gouverneur général du Bas-Canada. C’est le deuxième maire, M. René-Edouard Caron qui est élu par le Conseil de la ville en 1834 avec six échevins et onze conseillers, dont neuf étaient de langue anglaise.
Après l’insurrection de 1837-38, Londres suspend les gouvernements du Haut et du Bas-Canada et la municipalité de Québec subit le même sort.
En 1840, l’interdit de Londres est levé, Québec forme son Parlement et vote de nouveau la charte de la Cité de Québec.
Remarquons qu’au début, le magistrat logeait dans une maison, propriété de l’Hôtel-Dieu de Québec. Cette maison était située à l’encoignure des rues Charlevoix et du Palais. Elle fut anéantie par un incendie en 1835. Ensuite, les autorités municipales tinrent leurs assemblées à l’Ecole des Sourds-Muets, rue Saint-Louis jusqu’en 1848, quand les bureaux sont transférés dans les bâtisses du Parlement au parc Montmorency.
En 1883, la mairie établit son siège dans le bâtiment, situé au coin de la rue Sainte-Ursule et Saint-Louis.
Le 15 août 1895, on pose la pierre angulaire du nouvel hôtel-de-ville sur le terrain des Jésuites. L’inauguration a lieu en septembre 1896.
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