Jean Amyot

Jean Amyot, deuxième fils de Philippe Amyot et Anne Convent naît en France en 1625. Il arrive en Nouvelle-France avec sa famille vers 1635.

Après le décès de leur père, Jean Amyot et son frère Mathieu sont engagés par des Jésuites et envoyés comme assistants des Pères Jésuites au pays des Hurons où ils passent plusieurs années. En retour, les deux frères sont instruits par les Jésuites.

Jean est doué d’une force extraordinaire et il possède une âme d’aventurier. Il accomplit de nombreuses tâches, il aide les autochtones et il prend part à la guerre contre les Iroquois.

En 1645, Jean Amyot est nommé interprète officiel à Trois-Rivières, fonction qu’il exerce jusqu’en 1648, année de sa mort. Continuellement en danger de mort, les interprètes étaient, pour la plupart des hommes exemplaires, amis des missionnaires et toujours prêts à leur rendre service.

En 1647, des Iroquois sont présents dans les alentours du Lac Saint-Pierre et une escouade de Français et d’Amérindiens alliés partent en expédition pour «leur donner chasse». Jean est l’un des premiers à former cette petite troupe. Au cours des combats, c’est lui qui capture l’homme qui, le 18 octobre 1646, avait tué le père Jésuite Joques.

En même temps, Jean Amyot gagne l’estime des Hurons qui l’appellent Antaiok, ce qui signifie Champion. Les Amérindiens admirent surtout sa force physique, son habilité et son endurance dans les courses et les jeux.

C’est Jean Amyot qui un jour, alors qu’il était de passage à Québec invite tout le monde a organiser une course, soit avec des raquettes aux pieds soit sans raquettes et propose que ces compétitions se réalisent régulièrement. Amyot provoque tous les jeunes Indiens à la course. Un bon nombre d’Indiens et de colons entrent en lice, mais il les bat tous. Dès lors, les Indiens admirent sa supériorité physique.

Jean Amyot est mort le 23 mai 1648, à l’âge de 23 ans, lors de la traversée du fleuve en face de Trois-Rivières en canot d’écorce. Les corps de Jean Amyot et de son compagnon furent retrouvés dans le port de Québec le 10 juin suivant, et Amyot fut inhumé à Sillery.

Le Père Lalemant, dans la Relation des Jésuites 1647-1648 fait le plus bel éloge des nombreuses qualités qui distinguaient Jean Amyot. Le Père Lalemant dit: “Plusieurs ont cru que Dieu l’avait ravi en sa jeunesse, afin que le crédit et l’estime dans lequel il entrait par son courage et par son adresse n’altérassent son innocence, et ne fissent brèche à sa vertu“.