Défaite des Anglais en 1690 

En 1690, la Nouvelle-France et la Nouvelle-Angleterre ne cherchent qu’à provoquer le conflit.

Au début de l’année, trois expéditions françaises, envoyées par de Frontenac, ont semé la panique au sud. Ces expéditions incitent Willliam Phips à prendre le commandement de 32 navires au départ de Boston avec l’objectif de conquérir Québec.

Le 16 octobre 1690, les navires mouillent devant la ville. Comme il est de coutume, Phips envoie un émissaire demander au gouverneur Frontenac la reddition de la colonie. C’est par la ruse et la bravade que ce dernier parviendra à retarder l’attaque.

Lorsque l’émissaire débarque, on lui bande les yeux. Afin de lui faire croire que les défenses de la ville sont impénétrables, on lui fait faire un parcours d’obstacles : chemins impraticables, volontaires qui lui barrent le passage, habitants qui se moquent de lui, le pressent et le bousculent, tout est destiné à lui faire croire à une population nombreuse et prête à se défendre, et à des fortifications à toute épreuve. Lorsqu’il arrive devant Frontenac, celui-ci l’accueille, dignement drapé de ses plus beaux atours.

C’est en ce moment que Frontenac prononce sans ambiguïté sa phrase célèbre qui est resté gravée dans l’histoire du pays : ” Je n’ai point de réponse à faire à votre général que par la bouche de mes canons et à coups de fusil; qu’il apprenne que ce n’est pas de la sorte qu’on envoie sommer un homme comme moi… ”

Voici le récit d’une extravagance de Frontenac

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