Pour les Amérindiens, la récolte de l’eau d’érable était très importante. C’était leur nourriture préférée et l’on utilisait l’eau d’érable comme boisson rafraîchissante aux propriétés médicinales.

De plus, l’eau d’érable servait comme assaisonnement aux plats les plus divers et le sucre d’érable était employé dans les repas de fête ou de cérémonie.

Sa cueillette et la transformation de l’eau d’érable en sirop furent toujours une période de travail, c’était toutefois une fête et les Amérindiens considéraient l’époque du sirop d’érable comme époque de rassemblements rituels et sociaux. Toute la tribu ou plusieurs tribus se réunissaient pour s’échanger dernières nouvelles.

Les techniques acéricoles traditionnelles n’étaient pas simples. En général, c’est toujours la même technique que l’on utilise jusqu’aux nos jours : le maître - sucrier amérindien ou québécois d’aujourd’hui fait bouillir le précieux liquide dans d’immenses chaudrons de fonte après l’avoir ramassée. Les érables étaient incisés - ce processus s’appelle le gemmage au début du printemps, tout de suite après le retour des chasseurs des chasses hivernales. Chaque famille s’occupait d’un certain nombre d’arbres et préparait son propre sirop d’érable.

La cabane à sucre, le festin traditionnel québécois est, en fait, la réplique et la continuation des fêtes des Amérindiens après la récolte de l’eau d’érable.

Cette période durait de la mi-mars à la mi-avril, période pendant laquelle les érables coulent.

sirop d'érable