Les Laurentides, c’est une vaste région peu peuplée, un domaine de grands espaces, forêts et lacs qui se comptent ici par dizaines de milliers.

Avant l’arrivée des Français, la région est le terrain de chasse et de pêche des Algonquins et c’est en 1673 que De Frontenac y crée quatre seigneuries le long de la rivière des Mille-îles, laquelle borde Ville-Marie au nord, mais, à vrai dire, ces terres n’intéressent personne ou presque jusqu’à l’époque de la coupe de bois qui commence dans les années 1830.

À cette époque, la misère était tellement grande un peu partout au Québec que des Canadiens français émigraient vers les États-Unis massivement – plus d’un demi-million de Canadiens français traversent la frontière au XIXe siècle pour s’y installer.

Le père Antoine Labelle, curé de Saint-Jérôme, se charge d’enraciner les familles des Canadiens français dans les Laurentides. Ce “roi du Nord” travaille sans repos pendant des décennies pour peupler les Laurentides avec des familles d’agriculteurs

Mais les terres s’avéraient être peu fertiles et les hivers froids trop longs pour développer une agriculture prospère.

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Le curé Labelle pense trouver la solution dans la construction d’un chemin de fer : le P’tit Train du Nord. En 1888, il est nommé sous-commissaire de l’Agriculture et de la Colonisation du Québec, il est le premier prêtre à être nommé ministre dans l’histoire du Québec. Mais ses efforts pour assurer le développement des Laurentides, n’aboutissent pas à un grand succès.

Au XXe siècle, le tourisme se présente comme une solution à long terme.

Le ski devient un sport à la mode, des auberges, des hôtels, des gîtes sont construits, les villes prennent un second souffle. Dernièrement, des touristes d’Europe y voyagent l’été et l’hiver pour trouver un repos dans ces régions paisibles et calmes, loin du stress et des rues trop étroites de la ville.

Cette photographie d’un coin des Laurentides provient du site http://arielpablo.com.ar/ avec l’autorisation de l’auteur du site.