La Drave
Avant l’arrivée des Européens, la Mauricie a été le lieu de rassemblement des Algonquins qui se concentraient sur la rive nord du fleuve Saint Laurent, tandis que des Attikameks occupaient l’intérieur des terres mauriciennes. Les Français faisaient de brèves incursions dans le territoire afin d’échanger des fourrures. De plus une petite mission d’évangélisation y fut fondée.
C’est la fondation de Trois-Rivières, en 1634, qui marque la première implantation sérieuses européenne dans la région. La petite colonie exploite les terres fertiles le long du Saint-Laurent. Un nombre de seigneuries sont créées, mais en 1666, lorsque le premier recensement en Nouvelle France, Trois – Rivières ne compte que quelques 600 habitants.
En 1852, une nouvelle tendance voit le jour en Mauricie : la « drave ». C’est le flottage du bois sur la rivière. Ce phénomène économique dura plus d’un siècle. De nombreux ateliers, fours à charbon, chantiers de construction naval, moulins et scieries furent érigés le long des berges de la Saint-Maurice. Tout l’espace fut couverte de billots à la dérive.

Des draveurs accompagnaient les troncs d’arbres jusqu’aux scieries. Ces troncs, coupés en hiver, étaient emportés par les courants et parcouraient ainsi des centaines de kilomètres. Plus de deux mille draveurs travaillaient sur les cours de la Saint - Maurice chaque année.
Mais de la deuxième moitié du XXe siècle, la drave diminue et finalement elle est interdite en 1995 à cause de la pollution des eaux qu’elle provoque. Vers 1998, la rivière est nettoyée des billots. Aujourd’hui, le musée du Draveur au village du Bûcheron raconte cette partie de l’histoire du Québec.

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