Médias au Québec
Les médias au Québec, s’adressant à une vaste population, exercent une grande importance sur toutes les classes et groupes sociaux.
Comme un peu partout dans le monde, la presse écrite québécoise s’est historiquement développée lors d’une lutte pour la liberté de la presse contre l’État. Aujourd’hui, au Québec, on a une demi-douzaine de journaux quotidiens nationaux, tels que La Presse, Le Devoir, le Journal de Montréal et le Journal de Québec, Le Soleil en langue française et The Gazette en anglais. De plus, il existe des dizaines de journaux hebdomadaires régionaux, municipaux, d’arrondissements, professionnels, corporatifs, etc. s’adressant à un public spécifique, selon l’âge, le domaine d’activité ou les intérêts.
En fait, aujourd’hui, plus de 97% des journaux québécois appartiennent à deux groupes de médias : Quebecor et Gesca/Power qui possèdent également des intérêts dans d’autres pays. Seul le quotidien Le Devoir qui regroupe environ 3 % du tirage québécois demeure indépendant (données de 2005).
Curieusement, depuis 1964 (année de la création du Journal de Montréal) toutes les tentatives de création de nouveaux journaux politiques quotidiens ont échoué, même les journaux lancés par les partis politiques les plus populaires.
Le public d’aujourd’hui préfère la presse hebdomadaire. Depuis 1985 jusqu’en 2005, la presse hebdomadaire s’est multipliée par six au Québec.
Quant à la presse alternative, elle occupe une place marginale.
Du côté de la radio et de la télévision, les médias sont soumis au Québec à un processus de législation (droits juridiques, appartenance à la collectivité ou aux sources privées, pourcentage des espaces publicitaires, etc.) et à un processus de réglementation (le nombre de stations émettrices dépend directement du nombre de fréquences limitées par des longueurs d’ondes).
Une des caractéristiques de la radio au Québec est que la concentration du capital dans le secteur n’est pas grande : le réseau Radiomutuel possède environ 10% des parts de marché et le réseau Télémédia en possède moins de 10%, de plus, de nombreuses radios possèdent chacune quelques pour cent.
En ce qui concerne la télévision, il existe deux réseaux privés francophones au Québec: TVA et TQS. Il y a deux réseaux privés anglophones: CTV (pan-canadien), et Global.
Le groupe TVA appartient au groupe Vidéotron et contrôle au total une troisième partie du marché de la télévision. TQS appartient au groupe Quebecor.
Il existe aussi des réseaux publics: Société Radio-Canada, Canadian Broadcast Corporation (les deux diffusent en anglais et en français) et Télé-Québec (en français). Il y a aussi la télévision communautaire (au Québec, sous ce terme, on désigne des réseaux des communautés ethinques).
L’internet au Québec n’est pas réglementé, mais naturellement, le contenu des sites internet se soumet aux lois existant en général (Protection des données privées, droit d’auteur, etc.).
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