Histoire de la cavalerie de la police de Montréal

En 1885, est créée la cavalerie policière de Montréal, composée de six cavaliers. L’écurie de la cavalerie se trouvait à l’angle des rues Rachel et Christophe-Colomb. La cavalerie a été créée dans le but de faire des patrouilles dans le parc du Mont-Royal et le parc adjacent de Fletcher’s Field (actuellement, le parc Jeanne Mance), sur l’avenue des Pins et le chemin Papineau.

Les cavaliers assuraient une liaison rapide entre les différents postes de police. Au début du XXe siècle, c’était également les cavaliers qui faisaient appliquer les règlements municipaux sur les limites de vitesse des cyclistes et des automobilistes, dont la vitesse maximale permise était de 6 milles à l’heure.

Vers le milieu du XXe siècle, quand on constate que le centre-ville de Montréal est pratiquement paralysé par le trafic, le directeur de la police montréalaise, M. Langlois, demande aux policiers à cheval d’assurer la circulation. Le premier essai a lieu en 1947 et a tellement de succès que l’année suivante la cavalerie devient le principal moyen utilisé pour veiller à la circulation.

Alors, vers 1950, la cavalerie de la police de Montréal atteint son heure de gloire. On y recense près de 50 cavaliers en service, dont 30 sont affectés à la circulation dans le centre-ville, et le reste patrouille dans les parcs du Mont-Royal, Jeanne Mance, Jarry et dans le parc de l’île Sainte-Hélène (Parc Jean-Drapeau). Naturellement, les cavaliers sont aussi présents lors des parades et défilés.

En 1955, on supprime le service de cavalerie dans le centre-ville de Montréal. La cavalerie est donc réduite et se limite à la protection et au maintien de l’ordre dans les parcs. En 1962, une écurie pour la cavalerie de la police est construite sur le Mont-Royal, à côté du cimetière Mont-Royal, tout près de l’aire de stationnement de l’entrée ouest.

À la même époque, la cavalerie fait l’acquisition de chevaux Palomino. En 1995, une autre race de chevaux est adoptée, soit les chevaux Canadiens, très robustes et adaptés aux besoins des policiers qui patrouillent dans les parcs.

Dans les années 1980, on se pose la question de la permanence de la cavalerie. Une étude a conclu que jusqu’à nos jours, la cavalerie constitue le moyen le plus efficace et le plus sûr pour maintenir l’ordre dans les espaces verts de Montréal. Certains disent que la nostalgie aura influencé cette décision, mais même si c’est vrai (ce qui n’est pas prouvé), voir ces hommes et ces femmes sur leurs beaux chevaux qui patrouillent dans le parc du Mont-Royal est une caractéristique de Montréal qu’on ne peut oublier.

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