Au début du XXe siècle, la vie économique, politique et sociale de Montréal se déplace peu à peu vers le quartier résidentiel de la bourgeoisie canadienne anglaise qui porte le nom de Golden Square Mile.
Le boulevard Dorchester, le centre symbolique de ce quartier (aujourd’hui, ce boulevard porte le nom de René Lévesque), est bordée dans les années 1910-1930 de grandioses maisons ou plutôt palais ou châteaux, entourés de majestueux jardins.
Cependant, la Grande guerre de 1914-1918 qui a mis une fin triste au grand nombre des vielles familles écossaises, dont les fils sont morts dans la guerre, le crash de 1929 qui a entraîné la ruine de plusieurs, l’impôt sur le revenu de familles riches et quelques autres facteurs ont menés aux profonds changements du Golden Square Mile et ont modifié l’aspect du centre-ville.
La plus grande partie des « palais » sont tombées sur les pics des démolisseurs. Enfin, dès 1960, Montréal connaît une transformation radicale : la Place Ville-Marie apparaît, le métro est né, la Place des Arts est fondée, la ville souterraine voit le jour (hum, est-ce que une ville souterraine peut voir le jour?), ainsi que de nombreux autres ensembles (tels que l’Habitat-67, par exemple) font changer le visage de la ville à jamais.
De plus, un grand nombre de vieux bâtiments sont classés monuments historiques et de premières restaurations ont lieu.
L’EXPO-67, l’exposition internationale la plus célèbre du XXe siècle, est peut-être le point culminant de ce procès de la transformation de la ville de Montréal en un centre à la hauteur d’une nouvelle époque.

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