Musulmans à Chicoutimi
C’est l’Association islamique de Chicoutimi qui administre depuis une dizaine d’années l’immeuble, situé rue Bégin à Chicoutimi (qui fait partie désormais de l’agglomération de Saguenay). La mosquée y a un local de prière, mais elle n’a pas de minaret, ni de muezzin appelant à la prière. Les musulmans de Chicoutimi viennent y prier et y tiennent leurs réunions. Chaque vendredi, on y voit une vingtaine ou un peu plus de musulmans habitant la ville (plutôt, un secteur de Saguenay). Au total, environ cinquante musulmans résident à Chicoutimi.
Par la plupart, ce sont des étudiants étrangers qui étudient à l’Université du Québec à Chicoutimi, il y a des Tunisiens, des Marocains, des Africains, des représentants d’autres nationalités, et il y a aussi au moins un Québécois de souche converti à l’islam.
Les gens reconnaissent volontiers qu’être musulman à Saguenay, ce n’est pas difficile, contrairement aux défis imposés par le froid de l’hiver.
À Chicoutimi, les étudiants musulmans, s’ils ne veulent pas de jambon, ils n’en mangent pas, sans exiger qu’on le retire de la cafétéria et sans provoquer donc de réaction négative envers une communauté où certains aiment les sandwichs au jambon.
Il semblerait que la grande majorité des musulmans de Chicoutimi sont d’avis que la crise «d’accommodements raisonnables» n’est qu’une “crise artificielle, initiée par ceux qui aiment plonger dans la controverse et la provocation afin de créer des divergences dans un pays où il n’y en avait pas”.
On peut citer un musulman, professeur de l’Université du Québec à Chicoutimi qui a exprimé publiquement son désaccord avec la proposition d’un politicien d’enlever le crucifix de l’Assemblée nationale du Québec, parce que, selon ce musulman, cela fait partie de la culture, de l’héritage, du patrimoine du Québec.
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