Le gouvernement du Québec est issu du Parlement et il est contrôlé par le Parlement.

Officiellement et formellement, c’est le lieutenant-gouverneur qui désigne le premier ministre du gouvernement, mais, en fait, ce sont les électeurs qui choisissent leur premier ministre en lui accordant une majorité de députés (plutôt à son parti).

Le premier ministre choisit, à son tour, les députés qui seront membres du Conseil exécutif, c’est-à-dire, il forme son cabinet. Il exerce le pouvoir tant que la majorité des députés de l’Assemblée nationale lui accorde son soutien et appui.

Les ministres doivent appuyer solidairement les décisions du Conseil exécutif. Si un ministre ne peut le faire par quelque raison, il doit offrir sa démission. Il s’agit du principe de la solidarité ministérielle, sans lequel le fonctionnement du cabinet ne serait pas possible.

Selon une règle non écrite, mais respectée, lors des votes, une solidarité parlementaire se doit manifester au sein du parti ministériel en ce qui concerne les principales mesures soumises par le gouvernement. Cette discipline de parti existe également chez les groupes d’opposition.

En pratique, cette règle permet de prévoir avec une prévision plus ou moins exacte l’issue des débats, compte tenu des forces en présence, mais parfois un parti donne « la permission » à ses députés de voter librement (en fait, personne ne les défende de voter librement, c’est pourquoi les guillemets autour du mot « permission »).