Le Protecteur du citoyen a pour mandat de « gérer l’ensemble des activités nécessaires au règlement des demandes de services des citoyens concernant l’Administration publique du Québec ».

C’est à lui de corriger les préjudices subis par les citoyens en raison des décisions prises ou des gestes posés à leur égard par l’Administration. C’est-à-dire, son rôle consiste en surveiller et faire corriger négligences, erreurs, injustices ou abus commises par des ministères et organismes à l’égard des individus, associations ou entreprises qui font affaire avec ces ministères ou un organismes appartenant au gouvernement du Québec.

À cette fin, le Protecteur du citoyen reçoit et traite les plaintes des personnes, des corporations ou des associations, mais il peut aussi intervenir de sa propre initiative.

Soulignons que le Protecteur du citoyen et son personnel ne font pas partie de la fonction publique et sont indépendants du gouvernement du Québec.

C’est l’Assemblée nationale du Québec qui nomme, sur proposition du premier ministre, le protecteur du citoyen. Désigné par les parlementaires de l’Assemblée nationale, le Protecteur du citoyen rend compte de ses actions à l’Assemblée et à la population.

De cette façon nous pouvons affirmer qu’il serait difficile de surévaluer le rôle de l’organisme qui fait respecter les lois et les règlements québécois, ainsi que leur application.

Pour comprendre l’impact de ce contrôle dans la société, il faut savoir que la Loi sur le Protecteur du citoyen lui donne les pouvoirs nécessaires à la conduite de ses enquêtes, notamment le pouvoir d’exiger tout document détenu par le gouvernement du Québec et d’interroger toute personne, sous peine de sanctions.

Cependant, le Protecteur du citoyen n’intervient pas si le problème concerne les autorités fédérales.

De plus, il existe un nombre d’autres restrictions et limitations: par exemple, la Loi sur le Protecteur du citoyen ne lui permet pas d’intervenir sur les actions ou décisions d’un nombre des institutions (toutefois il peut intervenir sur les décisions ou politiques émanant des ministères qui régissent les activités de ces institutions).

À cause du principe de la séparation des pouvoirs judiciaire, législatif et exécutif, le Protecteur du citoyen ne peut faire modifier un jugement de cour. Il ne peut intervenir si la décision concerne une municipalité, l’Hydro-Québec, Loto-Québec, la Régie du logement. Il n’agit pas dans les cas relevés de l’Office de la Protection du consommateur ou du Protecteur des usagers en matières de santé et de services sociaux.

Le but global et la raison d’être du Protecteur du citoyen énoncent clairement que « Lorsqu’un citoyen recourt à ces mécanismes de traitement des plaintes et si … il n’est pas satisfait du service donné, il peut alors s’adresser au Protecteur du citoyen. »

C’est-à-dire, tout citoyen a le droit de présenter une plainte au Protecteur du citoyen si ce citoyen croit avoir été traité incorrectement par un ministère ou un organisme du gouvernement du Québec, parce ses droits ont été violés ou une décision à son avis injuste a été rendu.